de Tom Dey
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h40
Sortie cinéma française : 15 mars 2006
Nationalité : Film américain
Tous publics
Il a (presque) toutes les qualités qui font rêver les femmes. Il est beau, viril, élégant, dynamique, intelligent, sportif, sympa et plein d'humour. Il aime la vie, il aime les gens, il aime ses copains, il aime ses parents...un peu trop même car à 35 ans, cet "adulescent" modèle n'a pas encore "décollé" et "rompu le cordon".
Mais comment faire déguerpir gentiment un grand garçon qui commence à prendre de la place dans votre appartement ? En lui faisant la gueule ? En lui imposant des corvées ménagères? En le rançonnant ? En lui confisquant ses gadgets ? En le privant de dessert? En engageant la femme de ses rêves. Et c'est ainsi que Paula fait son entrée dans la vie de Tripp...
Récemment désigné comme étant l'homme le plus sexy du monde, l'acteur américain Matthew McConaughey (Un mariage trop parfait, Comment se faire larguer en 10 leçons) ne peut malheureusement pas compter sur sa filmographie, composée essentiellement de comédies romantiques ordinaires, pour s'affirmer tel un acteur exceptionnel et au charisme impressionnant.
C'est, de ce fait, sans réelle surprise que Playboy à saisir, le nouveau film du comédien, vienne ajouter une énième romance de plus à sa faible carrière.
Largement inspiré de film Tanguy, réalisé par Etienne Chatiliez, en 2001, Tom Dey (Shangai kid, Showtime) signe un film profondément insipide qui ne parvient pas à intéresser le spectateur. Reposant, en effet, sur un scénario particulièrement convenu et insupportablement prévisible, Playboy à saisir plonge le spectateur dans un ennui total, engendré autant par un humour presque inexistant qui est compensé par des gags assommants que par une fadeur omniprésente durant tout le film. Avec pourtant, un thème plus ou moins original qui reflète légèrement une situation de la société actuelle, l'oeuvre demeure bien médiocre, notamment parce que Tom Dey se concentre presque uniquement sur la romance cousue de fil blanc et sans intérêt. On ne comprend véritablement pas pourquoi le cinéaste égare le spectateur dans de multiples petites histoires simplement inutiles, et dénuées d'humour ou même d'intérêt. On aurait préféré que celui-ci s'attarde plus sur les personnages de manière à ce qu'ils soient moins creux et plus consistants que ceux présentés dans le film, ces derniers regroupant, de plus, tous les clichés du genre (l'intello informaticien, le beau et riche séducteur, le copain un peu idiot...). Bien évidemment, aussi vide et dénué de relief que le scénario, la mise en scène est on ne peut plus classique et la photographie limpide ne se fait nullement remarquer. D'autre part, si certains acteurs sont assez délirants comme Kathy Bates (Misery, Le tour du monde en 80 jours) ou Terry Bradshaw (acteur de série TV) que l'on retrouve dans le rôle des parents, l'ensemble des autres comédiens interprètent sans conviction leur personnages. Derrière le charme apparent de Sarah Jessica Parker (Ed Wood, Esprit de famille) se dissimule une prestation fade et dénuée d'émotion. Comme son titre ridicule l'indique, Playboy à saisir fait parti des comédies romantiques qui n'ont guère d'intérêt tant elles se dévoilent convenues, superficielles et sans originalité. Le film s'achève comme il se doit à Hollywood, à savoir par un discours moralisateur à la sauce bien américaine : Horripilant!
Note film : 1/5




