Lorsque Brad Pitt pêche à la mouche...

Lorsque Brad Pitt pêche à la mouche...
Et au milieu coule une rivière
de Robert Redford

Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h03
Sortie cinéma française : 20 janvier 1993
Nationalité : Film américain
Tous publics

L'histoire de deux frères, Norman et Paul Maclean, élevés au début du siècle sous le signe de la religion presbytérienne et de la pêche à la mouche, deux disciplines d'une égale rigueur qui façonneront leur vision du monde.

La carrière de l'acteur américain Brad Pitt, qui outre ses qualités de comédien, s'est entourré d'une renommée internationale fondée sur son physique de playboy, peut indéniablement être scindée en deux catégories. Cette décomposition en deux parties de la filmographie de l'acteur semble, en effet, être marquée par la tournure de la carrière du comédien qui s'est apparemment radicalement réorientée à l'occasion du changement de siècle (et de millénaire).
On remarque, ainsi, que avant les années 2000, lBrad Pitt se retrouvait fréquemment à l'affiche de films brillants, et majoritairement à caractère dramatique comme dans les oeuvres Thelma et Louise, Légendes d'automne, Sleepers ou Sept ans au Tibet, ou bien dans des thrillers percutants, inventifs et novateurs tels que Seven, L'Armée des 12 singes et Fight club. Bien que pour Brad Pitt, l'arrivée du XVIème siècle, se soit accompagnée de son insertion dans l'univers de la comédie - Et où sa participation attirerait des spectateurs, contrairement aux quelques comédies auxquelles il avait joué en début de carrière -, ce qui lui a permis de jouer dans le remarquable Ocean's eleven, force est de constater que entre Le Mexicain, qui était pathétique ou Mr. & Mrs. Smith, qui reste sympathique, mais qui ne peut nullement rivaliser avec ses films précédents, la carrière de l'acteur ne semble plus trouver l'inspiration de ces débuts, et ce ne sont pas des films vides et commerciaux comme Troie qui peuvent combler le manque évident d'oeuvres prestigieuses et admirables.

Dans la lignée des oeuvres magnifiques avec Brad Pitt, on peut incontestablement citer le troisième long métrage de Robert Redford intitulé Et au milieu coule une rivière. A l'image de la beauté et de la grâce de ce titre, le film de Robert Redford, adapté du roman autobiographique de Norman Maclean, se dévoile comme une oeuvre somptueuse dont le charme et l'émotion atteignent le spectateur avec intensité. De part l'élégance du récit, il est difficile de ne pas s'attacher à ce film qui retrace, avec une délicatesse remarquable, de même qu'avec un lyrisme exemplaire, la vie d'une famille du début du XXème sicèle. Sans se montrer véritablement exceptionnel, ni vraiment doté d'une réelle originalité, le scénario demeure pourtant passionnant et c'est dans la simplicité et la mise en avant des personnages aussi humains que touchants, que cette somptueuse histoire prend toute son ampleur et son importance. A la manière d'un film intimiste, Et au milieu coule une rivière dépeint, de ce fait, avec profondeur et complexité, le portrait d'une famille très liée en insistant sur les relations et les sentiments de chacun d'eux. Souvent poignant, mais surtout bouleversant, le film de Robert Redford s'impose comme une oeuvre remarquable et émouvante, qui s'intensifie encore grâce à une narration calme, chaleureuse et rassurante qui rappelle, avec nostalgie, l'enfance et les plaisirs de la vie, avant d'être brutalement interrompus par une réalité barbare, celle dominée par les humains. Aisément comparable à un hymne à la vie, Et au milieu coule une rivière apparaît comme un film magnifique qui se regarde autant pour le plaisir visuel, dont la beauté des images et des décors naturels impressionnants nous immerge, que pour la grandeur et la magnificence de cette histoire. C'est bien évidemment grâce aux trois interprètes principaux incarnés à la perfection et avec émotion par Brad Pitt, Craig Sheffer (Les Ailes du courage, Turbulences 2) et Tom Skerritt (Alien, le huitième passager, Les Larmes du soleil) que ce film est pourvu d'une telle intensité et que l'on soit passionné avec une telle ardeur. On pourrait néanmoins reprocher à Robert Redford d'avoir réalisé son film selon très procédés très académiques, notamment au niveau de la mise en scène. Toutefois, l'originalité d'avoir ponctué cette mise en scène très classique par de belles photographies dans le style des années 30, permet à Et au milieu coule une rivière de se distinguer et de demeurer un beau moment de cinéma, qui est de plus agrémenté de gracieuses musiques composées par Mark Isham (Save the last dance, Collision).

Note film : 5/5

# Posté le samedi 25 mars 2006 17:47

Modifié le samedi 25 mars 2006 19:30

Une comédie musicale enivrante!

Une comédie musicale enivrante!
Chicago
de Rob Marshall

Genre : Comédie musicale, Comédie
Durée : 1h55
Sortie cinéma française : 26 février 2003
Nationalité : Film américain
Tous publics

A Chicago, dans les années vingt, Roxie Hart, une jeune femme qui rêve de monter sur la scène de l'Onyx Club, est accusée du meurtre de son amant indélicat et envoyée en prison. Derrière les barreaux, elle retrouve celle qu'elle admire, Velma Kelly, une chanteuse de jazz condamnée pour avoir tué son mari et sa soeur, pris en flagrant délit d'adultère.
Le très populaire avocat Billy Flynn va brillamment plaider leur cause et attirer l'attention des médias sur ces deux jeunes femmes à la superbe voix. Roxie, dont Billy a fait l'emblème de la naïveté abusée, devient en quelque temps une véritable star à Chicago...


Que se soit à l'époque de l'âge d'or du cinéma hollywoodien ou à l'ère des premières révolutions techniques et technologiques des années 1970/80 (THX, Star Wars, Indiana Jones, Retour vers le futur) qui ont permis au septième art de se métamorphoser, le cinéma d'antan demeure ancré dans nos mémoires avec le souvenir d'oeuvres devenues incontournables telles que Autant en emporte le vent, Citizen Kane, Ben-Hur, Les dix commandements, Casablanca, Psychose, 2001 : l'odyssée de l'espace , Pour une poignée de dollars ou E.T. l'extraterrestre. Et tout au long des ces années, Hollywood s'est même approprié un genre cinématographique, tout droit sorti de l'univers de Broadway, qui lui a valu une certaine renommée internationale, celui de la comédie musicale dont nos pensées nostalgiques renvoient inéluctablement aux oeuvres musicales des années 1940, produites par la MGM (Debuts à Broadway, Le Bal des sirènes,
Escale à Hollywood, Ma vie est une chanson), aussi bien qu'aux succès des années 1960 (Mary Poppins, La Melodie du bonheur), ainsi que des années 1980 dont les airs de La Fievre du samedi soir, de Grease, ou de Fame nous entraînent encore dans une bonne humour communicative.

Néanmoins, marquées par l'explosion du cinéma d'action, notamment en raison des avancées technologiques considérables qui ont permis aux cinéastes de voir leurs ambitions se réaliser et d'en mettre plein la vue aux spectateurs, les années 1990 se sont ainsi présentées comme celles du grand spectacle et du cinéma dopé aux effets spéciaux, de plus en plus, époustouflants. De ce fait, en misant sur un cinéma spectaculaire, les gros producteurs ont eu tendance à délaisser les anciennes formules qui faisaient recettes auparavant, ce qui a immanquablement mené l'ère musicale à une fin tragique, sa presque disparition. C'est en 2001, grâce à Moulin Rouge, le remake du film éponyme de John Huston, sorti dans les années 1950, que la comédie musicale refait véritablement surface dans le monde cinématographique puisqu'il s'accompagne d'un immense succès et de plusieurs nominations aux Oscars. Dans la lignée de Moulin rouge et profitant, bien évidemment, du triomphe de ce dernier, le cinéaste novice Rob Marshall signait, en 2003, Chicago, la seconde comédie musicale qui a marqué les années 2000. Egalement inspiré d'une aînée, et plus particulièrement de la comédie musicale Roxie Hart, qui date de 1942, Chicago se présente comme une oeuvre magnifique et magistrale, aussi bien sur le fond que sur la forme. A la manière d'un élégant hommage aux comédies des années 1940, mais en y apportant une touche novatrice, notamment par le biais d'une mise en scène fraîche et énergique, le film de Rob Marshall se dévoile comme une oeuvre brillante et admirablement maîtrisée qui parvient à allier le charme kitch et délicieux d'antan à la fraîcheur, au dynamisme et à la sensualité contemporaine. Sans être d'une originalité transcendante, Chicago n'en demeure pas moins une oeuvre inspirée, qui grâce à un scénario envoûtant et rythmé, captive le spectateur et l'invite à un voyage enivrant et excitant où des personnalités charismatiques s'affrontent, pour le plaisir du spectateur, dans un jeu de danse et de chant ensorcelant. L'un des nombreux atouts de cette oeuvre, semble assurément être le trio d'acteur principal qui interprète parfaitement leurs rôles et s'assument entièrement dans un registre qui s'apparente, parfois, à celui du burlesque et du décalé. Simplement éblouissante, Renée Zellweger (Retour à Cold Mountain, De l'ombre à la lumière) capte presque, à elle toute seule, l'attention du spectateur, tant elle impose son charisme et ses talents de chanteur et de comédienne. A ses côtés, on retrouve une Catherine Zeta-Jones (Le Masque de Zorro, Le Terminal) débordante de sensualité, qui se montre épatante dans ce registre qui la met amplement plus en valeur que les personnages fades qu'elle a pu interprété dans Haute voltige ou Hantise. Toutes deux, donnent la réplique à Richard Gere (Lancelot, le premier chevalier, Just married (ou presque)) qui semble s'être amusé comme un fou pendant le tournage et offre ainsi une prestation jubilatoire et euphorique, en plus d'être impressionnante. Chicago se révèle ainsi à la manière d'une oeuvre maîtrisée avec beaucoup d'habileté, et cette impression est encore amplifiée devant la magnificence de la photographie sombre et travaillée, devant les décors de l'époque reconstitués avec minutie et à l'écoute de la merveilleuse composition musicale, fortement imprégnée de l'ambiance jazzy.

Note film : 5/5

# Posté le vendredi 24 mars 2006 04:48

Modifié le samedi 25 mars 2006 15:16

Votre film préféré avec Daniel Auteuil!

Votre film préféré avec Daniel Auteuil!
Daniel Auteuil (Né le 24 Janvier 1950)


L'acteur

Né à Alger, Daniel Auteuil grandit à Avignon dans un environnement artistique - ses parents sont chanteurs lyriques. Se passionnant très tôt pour le théâtre, il monte à Paris, où, recalé au Conservatoire, il s'inscrit au Cours Florent. A 20 ans, il rencontre Georges Wilson qui lui offre un petit rôle dans la pièce Early morning, puis il joue dans Godspell, une comédie musicale qui tient l'affiche pendant deux ans.

Daniel Auteuil fait sa première apparition à l'écran en 1974 dans L'Agression de Gérard Pirès. Si, à ses débuts, il tient souvent des rôles de voyou - il est ainsi remarqué en 1978 dans L' Amour violé - l'acteur accède à la popularité en prenant part à plusieurs comédies à succès du début des années 80, de Pour cent briques t'as plus rien... aux Sous-doués de Zidi. Mais il devra attendre Jean de Florette de Berri en 1986 pour obtenir la reconnaissance de ses pairs. Incarnant le fruste Ugolin, le comédien, métamorphosé, impressionne dans un registre dramatique, et décroche le César du Meilleur acteur.

Daniel Auteuil est dès lors sollicité par les cinéastes les plus prestigieux, collaborant à deux reprises avec Sautet (Quelques jours avec moi puis Un coeur en hiver, dans lequel il donne la réplique à sa compagne d'alors, Emmanuelle Béart) et Techiné - qui l'associe à Catherine Deneuve dans Ma saison préférée et Les Voleurs. L'exubérance des premières années a laissé la place à un jeu interiorisé d'une grande puissance émotionnelle. Prix d'interprétation à Cannes en 1996 pour Le Huitieme Jour, récit d'une amitié avec un jeune trisomique, il reçoit un deuxième César trois ans plus tard pour La Fille sur le pont.

Les metteurs en scène font volontiers appel à ce comédien-caméléon pour incarner des personnages historiques. Il se glisse ainsi dans la peau de l'assassin Lacenaire pour Girod, d'Henri IV pour Chéreau et de Sade pour Jacquot. Daniel Auteuil obtient de nouveau les suffrages du public avec Le Bossu (1996), tandis que la critique salue sa composition de mythomane dans L'Adversaire. Occupant une place centrale dans le cinéma français, il forme avec Depardieu un tandem gagnant dans Le Placard de Veber (2001) et 36 quai des orfèvres (2004), avant de camper l'alter ego de Claude Berri dans L' Un reste, l'autre part. S'il renoue avec le registre comique de ses débuts (Après vous, avant LaDoublure et L'Entente cordiale), il continue d'inspirer les auteurs les plus exigeants, s'offrant même le luxe de monter à deux reprises les marches de Cannes en 2005, grâce aux oeuvres inclassables des frères Larrieu et de Michael Haneke (Caché).


Filmographie sélective

2007 - Mon Meilleur Ami de Patrice Leconte
2006 - L'Entente cordiale de Vincent de Brus
2006 - Dialogue avec mon jardinier de Jean Becker
2006 - La Doublure de Francis Veber
2005 - Caché de Michael Haneke
2005 - Peindre Ou Faire L'Amour de Jean-marie Larrieu et de Arnaud Larrieu
2004 - L'Un Reste, L'Autre Part de Claude Berri
2004 - Le Prix Du Désir de Roberto Andó
2004 - Pourquoi (pas) Le Brésil ? de Laetitia Masson
2004 - Nos Amis Les Flics de Bob Swaim
2004 - 36, Quai Des Orfèvres de Olivier Marchal
2003 - Après Vous de Pierre Salvadori
2003 - Rencontre Avec Le Dragon de Hélène Angel
2003 - A Fleur De Peau de Pierre Salvadori
2003 - Petites Coupures de Pascal Bonitzer
2002 - La Folie Des Hommes de Renzo Martinelli
2002 - L'Adversaire de Nicole Garcia
2001 - Le Placard de Francis Veber
2000 - Sade de Benoit Jacquot
2000 - La Veuve De Saint Pierre de Patrice Leconte
1999 - The Lost Son de Chris Menges
1999 - Mauvaise Passe de Michel Blanc
1998 - La Fille Sur Le Pont de Patrice Leconte
1997 - Passage A L'Acte de Francis Girod
1997 - Le Bossu de Philippe De Broca
1996 - Les Voleurs de André Téchiné
1996 - Le Huitieme Jour de Jaco van Dormael
1996 - Lucie Aubrac de Claude Berri
1995 - Pereira Pretend de Roberto Faenza
1995 - Une Femme Francaise de Regis Wargnier
1994 - Les Cent Et Une Nuits de Agnès Varda
1994 - La Separation de Christian Vincent
1994 - La Reine Margot de Patrice Chéreau
1993 - Ma Saison Preferee de André Téchiné
1991 - Un Coeur En Hiver de Claude Sautet
1991 - Ma Vie Est Un Enfer de Josiane Balasko
1990 - Lacenaire de Francis Girod
1989 - Romuald Et Juliette de Coline Serreau
1988 - Quelques Jours Avec Moi de Claude Sautet
1986 - Le Paltoquet de Michel Deville
1986 - Manon Des Sources de Claude Berri
1986 - Jean De Florette de Claude Berri
1984 - L'Arbalete de Sergio Gobbi
1984 - Palace de Edouard Molinaro
1984 - Les Fauves de Jean-Louis Daniel
1984 - L'Amour En Douce de Edouard Molinaro
1983 - P'Tit Con de Gérard Lauzier
1982 - Pour Cent Briques T'As Plus Rien de Edouard Molinaro
1982 - T'Empeche Tout Le Monde De Dormir de Gérard Lauzier
1982 - Que Les Gros Salaires Levent Le Doigt de Denys Granier-Deferre
1982 - Les Sous Doues En Vacances de Claude Zidi
1981 - Les Hommes Préfèrent Les Grosses de Jean-marie Poiré
1980 - Clara Et Les Chics Types de Jacques Monnet
1980 - Les Sous Doues de Claude Zidi
1980 - La Banquiere de Francis Girod
1979 - Bête Mais Discipliné de Claude Zidi
1979 - A Nous Deux de Claude Lelouch
1978 - Les Heros N'Ont Pas Froid Aux Oreilles de Charles Nemes
1977 - Monsieur Papa de Philippe Monnier
1976 - L'Amour Viole de Yannick Bellon
1975 - Attention Les Yeux de Gérard Pires
1975 - L'Agression de Gérard Pirès


Mon avis

Avec plus de soixante films à son actif, l'acteur français Daniel Auteuil demeure immanquablement une immense et incontournable figure du cinéma français qui a eu notamment le privilège de jouer, à plusieurs reprises, sous la direction des plus grands cinéastes nationaux tels que Claude Zidi, Claude Lelouch, Francis Veber, Claude Berri, Michael Haneke, Patrice Leconte, Philippe de Broca, André Techiné ou Régis Wargnier. Grâce à tous ses réalisateurs de talent, l'acteur s'est ainsi composé une filmographie des plus prestigieuse qui est fréquemment ponctuée de petites merveilles cinématographiques, comme par exemple Le Huitième jour. Outre son talent et son charisme digne des acteurs les plus imposants, Daniel Auteuil demeure un acteur qui sait se faire apprécier en raison de son authenticité, sa gentillesse et sa sensibilité.
Aussi à l'aise dans le drame que dans la comédie, il reste l'un de mes acteurs français préférés, qui m'a notamment séduit grâce à son interprétation juste et touchante dans le film de Jaco van Dormael : Le Huitième jour.

Et vous, quel est votre film préféré avec l'acteur Daniel Auteuil?

# Posté le vendredi 24 mars 2006 04:39

Modifié le vendredi 24 mars 2006 11:23

La vie rude du Grand Nord!

La vie rude du Grand Nord!
La Planète blanche
de Thierry Piantanida et Thierry Ragobert

Genre : Documentaire
Durée : 1h26
Sortie cinéma française : 22 mars 2006
Nationalité : Film français
Tous publics

Sous la poussée de forces invisibles, la banquise se brise. Les boeufs musqués courbent l'échine sous le blizzard. Les caribous galopent par milliers dans la toundra. Les ours blancs se défient. Les baleines boréales défoncent la banquise. Le narval dresse hors de l'eau son incroyable dent torsadée.
Du coeur de l'hiver au retour triomphal du soleil, un grand opéra sauvage sur le toit du monde, dans une nature immense et vierge où l'homme n'a pas sa place... La planète blanche ! Théâtre de luttes sans merci pour survivre.


Depuis la fin des années 1990 et le début des années 2000, le cinéma français se distingue par une forte expansion de documentaires cinématographiques, qui témoignent de la popularisation de ce genre, qui était avant restreint au petit écran, et de l'ouverture culturelle des spectateurs.
Le documentaire destiné aux salles obscures et qui, à la suite de succès français, a fortement incité le cinéma hollywoodien à en faire de même, continue encore de se développer et l'on ne compte plus les films de ce genre qui sortent fréquemment et dont on peut notamment retenir Le peuple migrateur, Etre et avoir, La marche de l'empereur, Genesis, Le cauchemar de Darwin ou encore Le dernier trappeur.

C'est sous le nom de La Planète blanche, que l'un des premiers documentaires ambitieux de l'année 2006, et qui est distribué par Bac Films, se fait remarquer. A mi-chemin entre La planète bleue et La marche de l'empereur, ce nouveau documentaire animalier semble s'être très nettement inspiré de ces derniers ou, du moins, il s'en rapproche considérablement. En abordant la vie sous-marine proche des côtes de l'Antarctique, de même qu'en dévoilant la manière de vivre et les particularités des mammifères vivant sur, ou à proximité des glaciers du grand Nord, le choix d'avoir intitulé ce documentaire La Planète blanche trouve son explication logique. Malheureusement, le sentiment de déjà vu apparaît, tout de même, lorsque l'on se reporte aux deux documentaires cités auparavant qui traitent plus ou moins, à certains moments, de la même chose. Néanmoins, grâce à la grande diversité d'animaux qui sont évoqués, avec un certain soucis d'exactitude, La Planète blanche demeure un film de qualité qui a le mérite d'apporter au spectateur de nombreuses connaissances sur des animaux connus et d'autres, bien plus mystérieux. Indéniablement doté d'une grande richesse qui repose sur la découverte d'innombrables animaux et de leur quotidien, ce documentaire se montre ainsi passionnant et exaltant et est, de plus, magnifiquement narré par une voix off calme et sereine derrière laquelle se dissimule Jean-Louis Etienne. D'autre part, le film de Thierry Piantanida et Thierry Ragobert garantit au spectateur près d'une heure et demi de pur plaisir visuel qui est provoqué par des images magnifique et envoûtantes de la grande et impressionnante nature du Grand Nord. Avec des images spectaculaires et sublimes de l'immensité des décors et les superbes animaux filmés dans toute leur intimité, La Planète blanche offre au spectateur un moment fascinant, ensorcelant et même très touchant. Ce documentaire s'apparente donc à un magnifique hymne à la nature qui induit, de ce fait, une réflexion sur la part de l'homme dans la dégradation de celle-ci. Tel un grand moment de pureté et d'émotion, La Planète blanche laisse un souvenir agréable et merveilleux des animaux attachants, accompagnés d'une très belle musique rythmée et chaleureuse de Bruno coulais (Les choristes) et d'un message écologique. Finalement, devant ce documentaire très plaisant, on décide de passer outre le manque d'explications pertinentes et le manque d'originalité.

Note film : 4/5

# Posté le jeudi 23 mars 2006 08:37

Modifié le jeudi 23 mars 2006 10:11

La mort vient achevé son oeuvre...

La mort vient achevé son oeuvre...
Destination finale 3
de James Wong

Genre : Epouvante-horreur, Fantastique
Durée : 1h33
Sortie cinéma française : 22 mars 2006
Nationalité : Film américain
Interdit aux moins de 12 ans

Pour fêter la fin de l'année scolaire, Wendy et ses amis ont décidé de se retrouver dans un parc d'attractions. La soirée s'annonce comme la plus fun de l'année. Pourtant, au moment d'embarquer dans un immense roller coaster, Wendy a un terrible pressentiment. Alors que tous les autres se moquent d'elle, elle quitte l'attraction avec Kevin.
Quelques instants plus tard, horrifiée, la jeune fille voit les wagons lancés à toute allure sortir des rails à une hauteur vertigineuse, tuant ses amis. Elle et quelques autres viennent de manquer le rendez-vous que leur avait fixé la mort. Ils vont découvrir que ce n'est pas forcément une chance.
Peu de temps après, le destin rattrape brutalement l'un des survivants. Wendy comprend que, sur les photos qu'elle a prises lors de cette tragique soirée, certains indices semblent désigner les prochaines victimes et ce qui les attend...


Avec plus de 200 millions de dollars de recettes mondiales rapportés aux producteurs, engendrés par le véritable succès des deux volets de Destination finale, il n'était pas surprenant que la société New Line Cinema décide rapidement de mettre en chantier un troisième épisode à cette saga débutée en 2000.
Ainsi, six ans après la sortie du premier film, Destination finale amorce son entrée son entrée dans l'ère des trilogies tant en vogue ces derniers temps, et marque surtout le retour de James Wong à la réalisation qui, après avoir signé le premier et brillant opus de Destination finale, avait laissé sa place à David R. Ellis le temps du second épisode, tout aussi réussi.

Cette suite, au titre totalement dénué d'originalité sachant qu'il s'intitule simplement Destination finale 3, commence sérieusement à laisser transparaître ses limites, ce qui est annonciateur de l'essoufflement de la série. En effet; malgré le cadre, les personnages et les situations qui différent légèrement, la trame scénaristique de ce troisième volet suit presque à l'identique les histoires des deux précédents films, excepté quelques nouvelles petites idées qui interrompent ponctuellement et brièvement les similitudes avec ses prédécesseurs. De ce fait, Destination finale 3 se dévoile prévisible est le spectateur semble indéniablement moins captivé et moins intéressé par le déroulement de ce film, d'autant plus que la linéarité du récit empiète sur l'originalité de la narration. Cependant, grâce à un rythme soutenu et à de nombreux évènements intenses qui sont menés à tambour battant, il est impossible de s'ennuyer devant ce spectacle angoissant et prenant qui se présente comme gigantesque course contre la montre pour la survie des personnages. En outre, même si les personnages se révèlent creux, stéréotypés et superficiels et même si le film reste prévisible, le suspense, garanti par un enchaînement effréné de scènes d'action impressionnantes et maintenu par une mise en scène dynamique, parvient amplement à discoudre ces lacunes au profit d'un divertissement rondement bien mené. De plus, grâce à un humour noir très présent qui promet au spectateur des scènes aussi ridicules que macabres et sadiques, Destination finale 3 propose au spectateur un moment réjouissant et offrant diverses passages où la mort intervient de manière inventive, originale et avec une redoutable cruauté. Il est certain que ce dernier volet se montre bien moins original que les deux premiers films - On regrette notamment le choix d'avoir simplement intégré à l'histoire un groupe d'adolescents exactement de la même façon que dans Destination finale 1, alors que la suite, sortie en 2003, était parvenue changer plus radicalement l'histoire en incorporant un groupe très hétérogène - et qu'il demeure très simpliste de manière générale, mais force est de constater que ce dernier épisode s'apparente comme un moyen efficace de se divertir, en plus d'en avoir plein la vue avec un accident de grand huit effarant et stupéfiant, bien que relativement mal filmé, de même que la vision spectaculaire d'un métro qui déraille. James Wong a donc réalisé un film tout à fait susceptible de satisfaire largement les amateurs de sensations fortes et d'humour noir, mais le plaisir est sensiblement atténué en raison de la débilité des dialogues qui s'illustrent par des répliques telles que "C'est trop ouf" ou "Je flippe grave", à l'image de la vulgarité de la jeunesse actuelle.

Note film : 3/5

# Posté le mercredi 22 mars 2006 08:51

Modifié le mercredi 22 mars 2006 09:43