Un film poignant et difficile sur le génocide du Rwanda...

Un film poignant et difficile sur le génocide du Rwanda...
Hotel Rwanda
de Terry George

Genre : Drame, Histoire
Durée : 2h00
Sortie cinéma française : 30 mars 2005
Nationalité : Film britannique, sud-africain, italien
Tous publics

Kigali 1994. Paul Rusesabagina est floor manager au Sabena Hotel Milles Collines. Il est Hutu mais a épousé une Tutsi. Alors qu'il reçoit de nombreux signaux d'alarme de son ethnie quant à la radicalisation de la communauté Hutu, Paul ne peux pas croire que le Rwanda va connnaître de graves problèmes. Début avril 1994, les choses commencent à tourner au drame. Les Tutsis sont massivement pourchassés. Paul aidera plus de 1000 fuyards en les abritant dans l'hôtel. Ils sont gardés par les soldats de l'ONU. Mais l'ONU décide soudain de se retirer... Que s'est-il passé... lorsque le monde a décidé de ne plus regarder?

L'acteur américain Don Cheadle est assurément l'une des figures montantes incontournables d'Hollywood, actuellement, qui, en plus d'être constamment à l'affiche depuis la fin de l'année 2004, a su prouver son immense talent en 2005, dans deux films extraordinaires, le premier étant Hotel Rwanda, et le second, Collision, qui a d'ailleurs reçu l'Oscar du meilleur film en 2005.
Les studios Lions Gate Films, habitués à la production de films d'horreur/thriller, signaient en mars 2005, un second film très réussi, après l'excellent Saw, bien que totalement différent, intitulé Hotel Rwanda.

L'histoire nous plonge dans un univers de guerre civile au Rwanda, entre deux ethnies : Les Tutsis et les Hutus. Le film est une oeuvre très réussie qui nous choque, nous touche et surtout nous informe de la réalité de cette guerre et du rôle des super puissances. Fini, les gentils américains qui entrent en plein milieu d'une guerre et sauvent tout le monde d'une manière héroïque et tue les bien méchants avec des personnages manichéens bourrés de clichés! Non, ici, le véritable héros est un africain, directeur d'hôtel de luxe, qui sauve la vie de milliers de personnes en les réfugiant dans cet hôtel. Et Don Cheadle (Traffic, Collision) incarne à la perfection ce directeur d'hôtel qui prend beaucoup sur lui, et cherche à protéger un maximum de gens, autant au sens propre du terme qu'au sens moral, en leur cachant l'atrocité qui règne par exemple. Hotel Rwanda est poignant, dur, difficile, horrible, atroce par son côté historique fidèlement décrit, et émouvant, beau, magnifique et touchant par le côté humain particulièrement développé, la solidarité des uns, mais surtout par l'acte de bravoure et la volonté de venir en aide à un maximum de monde dont fait preuve Rusesabagunia, le héros. Le film est également une oeuvre remarquable pour sa dénonciation, sa critique envers les grandes puissances qui n'ont guère apporté pour aider le pays lorsqu'il était en crise et qui laissait faire d'horribles crimes, tortures et autres vices, particulièrement insupportables. On voit ainsi, les armées des grandes puissances chercher les américains, français, anglais ou autre et laisser les africains dans leur "merde", ou les Nations Unies faire acte de présence et ayant pour ordre de ne tirer sur personne. Le film n'épargne personne, puisque la police africaine en prend aussi pour son grade et nous dévoile sa corruption. Bien évidemment, il fallait tout de même des gentils occidentaux, alors si les militaires des Nations Unies avaient pour ordre de ne pas intervenir, certains personnages occidentaux sont tout de même là pour apporter une aide. Hotel Rwanda se révèle donc comme un excellent film, qui outre son message pertinent, est servit par d'excellents acteurs (Don Cheadle, Joaquin Phoenix), accompagnée d'une belle musique mélancolique pour amplifier les sentiments d'émotion et se basant sur un thème difficile, mais très intéressant. Les plus sensibles pourront, néanmoins, être dérangés par des scènes difficiles, crues et insoutenables. Finalement, si vous voulez voir Jean Reno en belge, c'est dans ce film que vous le verrez!

Note film : 5/5

# Posté le mardi 28 mars 2006 06:04

Modifié le mardi 28 mars 2006 14:02

Antonio Banderas sur les traces de sa femme...

Antonio Banderas sur les traces de sa femme...
Disparitions
de Christopher Hampton

Genre : Drame, Policier
Durée : 1h47
Sortie cinéma française : 23 mars 2005
Nationalité : Film américain
Tous publics

En Argentine, pendant la dictature militaire de 1976 à 1983, plus de 30 000 personnes ont disparu sans aucune explication ; parmi elles, Cécilia, une journaliste engagée. Carlos, son mari, directeur de théâtre, va tout faire pour la retrouver saine et sauve.
Obsédé par sa quête, il imagine ce que sa femme endure et pense alors se découvrir un don de clairvoyance qui lui permettrait de vivre l¹histoire des disparus et de retrouver leur trace. Mais pourra-t-il sauver Cécilia avant qu¹il ne soit trop tard ?


La dernière apparition d'Antonio Banderas (Le masque de Zorro, Spy Kids) sur nos écrans, en juillet 2004, nous laissait un goût très amer où l'on se demandait comment un tel acteur pouvait se retrouver dans un tel navet, Ballistic, film, sans aucun doute, destiné aux pyromanes.
On le retrouve en mars 2005, dans un film, fort heureusement, beaucoup plus intéressant, aussi bien scénaristiquement qu'au niveau de l'intérêt culturel.
C'est ainsi qu'on le retrouve en compagnie de Emma Thompson (Love Actually, Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban) dans le film Disparitions, mélangeant un thème très difficile et tiré de la réalité à un élément surnaturel.

Disparitions plonge ainsi le spectateur dans l'univers effroyable de la dictature de l'Argentine des années 1970, qui dénonce notamment l'atrocité des enlèvements de nombreuses personnes en désaccord politique, et d'autres, qui n'ont malheureusement pas d'opinion politique particulière, comme les enfants, et leur tortures, viols (...). Le film est très dur, déprimant, sombre et n'a que pour seul intérêt de dévoiler la nature humaine horrible, mais on sait déjà de quoi est capable l'homme. De plus, le film traîne en longueur ce qui le rend pénible, car l'horreur n'est jamais très loin. Les gros défauts du film sont d'une part, de se perdre dans les histoires des personnages, qui manquent cruellement de profondeur, mais surtout de montrer le régime politique atroce de l'Argentine et de ne jamais expliquer les raisons politiques. L'ajout du côté paranormal au héros est intéressant et les visons donnent une dimension plus humaine au film, puisque ces visions aident à retrouver des personnes disparues, mais ne sont pas non plus expliquées et prennent beaucoup trop de place, et ceci, encore une fois au détriment du contexte historique, jamais vraiment clairement expliqué. Le film se montre donc intéressant mais ne va jamais au bout des idées et le réalisateur n'explique jamais vraiment le contexte historique de l'époque, ce qui est le principal défaut du film. Le spectateur est donc perpétuellement plongé en pleine confusion, en tenant d'essayer de comprendre, plus exactement, ce qui se passe au niveau politique et d'essayer de comprendre d'où viennent les visions du héros. Le spectateur risque, en effet d'être un peu perdu en plein milieu des visions qui apparaissent de nulle part. Disparitions laisse, de ce fait, l'impression de se trouver face à un film inachevé dans ses idées et son explication. C'est véritablement dommage. Néanmoins, le film reste très intéressant par ce côté historique de l'Argentine, relativement méconnu du public, et en tous cas, rarement abordé au cinéma.

Note film : 2/5

# Posté le lundi 27 mars 2006 14:42

Modifié le lundi 27 mars 2006 15:28

Et la Big Mamma remet ça!

Et la Big Mamma remet ça!
Big Mamma 2
de John Whitesell

Genre : comédie
Durée : 1h40
Sortie cinéma française : 22 mars 2006
Nationalité : Film américain
Tous publics

Tom Fuller est suspecté d'avoir mis au point un virus informatique qui menace les systèmes plus sensibles du gouvernement. Pour éviter une catastrophe, l'agent du FBI Malcolm Turner doit absolument redevenir Big Mamma et se faire embaucher chez les Fuller comme gouvernante...

A l'heure actuelle où Hollywood ne parvient plus à innover le monde désormais standardisé du cinéma, le septième art américain se concentre ainsi essentiellement sur le phénomène des remakes et des suites, dont il est inutile de citer des exemples tant les films voient continuellement naître des énièmes volets.
Ainsi, c'est sans véritable étonnement que six ans après le succès planétaire de Big Mamma, sorti dans les salles en 2000, l'acteur Martin Lawrence (Bad boys, National security) endosse, une seconde fois, les habits imposants de la corpulante Mamma issue du FBI pour les besoins de Big Mamma 2.

Autant le dire de suite, Big Mamma 2 se révèle comme une comédie à la sauce bien américaine et dénuée de toute originalité, de même que d'intérêt. A la manière des films quelconques et insignifiants, cette production ne s'éloigne en rien du schéma des comédies hollywoodiennes classiques et se contente de resservir un scénario ultra simpliste, prévisible et totalement insipide. Big Mamma 2 semble d'autant plus inutile que son scénario éculé s'apparente très fortement aux histoires rebattues dans les comédies du genre telles que Mrs Doubtfire. De plus, non seulement cette comédie apparaît comme la copie conforme du premier volet, de sorte que l'on se demande à quoi sert cette suite, mais de plus, le déroulement du film rappelle amplement les comédies Disney comme Baby-sittor. De ce fait, avec une idée de départ similaire à celle de Madame Doubtfire qui dévie sur une narration semblable à Baby-sittor, on se demande vraiment ce que ce film peut apporter de nouveau. Il semble évident que la réponse soit un "rien", crié haut et fort, puisque cette histoire vide n'est malheureusement pas comblée par ces personnages creux et stéréotypés, ni par son humour d'une fadeur redoutable qui ne parvient jamais à faire apparaître un seul sourire sur le visage des spectateurs. On risque, au contraire, de s'agacer devant des gags lourds et pathétiques, de même que à l'écoute des discours très moralisateurs prônant les valeurs familiales. Définitivement plat et inconsistant, Big Mamma 2 se rapproche de ce qu'il y a de pire dans le cinéma, entre les nombreux clichés en tout genre (les méchants chinois...) et des incohérences qui décrédibilisent encore plus l'histoire à l'image d'un flic qui sait aussi bien se battre que faire la cuisine à la perfection et même entraîner un club de majorettes. Et la prestation approximative de Martin Lawrence n'y change rien, mais renforce l'impression que l'acteur soit incapable d'interpréter autre chose que des flics dans les comédies policières après Flic de haut vol ou Bad Boys. On ne peut même pas affirmer que les prouesses de maquillage nous épatent, puisqu'elles semblent bien désuètes après les comédies qui faisaient déjà appel à ces techniques telles que Mrs Doubtfire ou Professeur Foldingue. Reste que les petits s'amuseront certainement face à ce festival de débilités et de situations censées se montrer drôles.

Note film : 1/5

# Posté le lundi 27 mars 2006 11:21

Modifié le mardi 28 mars 2006 06:49

Clavier à la recheche de son antidote!

Clavier à la recheche de son antidote!
L'Antidote
de Vincent de Brus

Genre : Comédie
Durée : 1h47
Sortie cinéma française : 30 mars 2005
Nationalité : Film français
Tous publics

Jacques-Alain Marty, dit "Jam", est le patron de Vladis Entreprises, un grand groupe multipôle français. Tout lui réussit, mais depuis quelques semaines, Jam n'est plus dans son état normal. Il est sujet à des crises d'angoisse, liées à un traumatisme d'enfance dont il doit trouver l'antidote.
André Morin est comptable dans une petite fabrique de jouets anciens. Il possède quelques actions du groupe Vladis dont il suit assidûment l'évolution du cours. Toujours présent dans les assemblées générales des grands groupes, Morin est l'icône connue et reconnue des petits porteurs.
La route de Jam va croiser celle d'André Morin au cours de la grande messe de l'assemblée générale de Vladis. Jam réalise alors qu'en présence du petit comptable, il retrouve tous ses moyens et son charisme qui ont fait de lui l'un des maîtres du monde... Jam décide de ne plus lâcher ce Morin.


Depuis le décès du comédien Jacques Villeret, en janvier 2005, le regret d'avoir perdu une immense figure du cinéma français avait été légèrement comblé par le plaisir de le retrouver au casting des quatre oeuvres sorties en 2005, à savoir Iznogoud, L'antidote, Les âmes grises et finalement Les parrains.
Désormais définitivement exclu des nouveautés cinématographiques, on peut toujours se consoler de retrouver l'acteur dans des comédies cultes et incontournables telles que La Soupe aux choux ou Le dîner de cons. Outre ces films indémodables, c'est avec une immense joie que de nombreux cinéphiles et autres, retrouvent inlassablement Jacques Villeret dans des comédies classiques à l'image de L'antidote, réalisé par Vincent de Brus, et sorti dans les salles obscures en mars 2005.

L'antidote se révèle, rapidement, être une comédie française très classique qui ne se démarque pas par son originalité. Néanmoins, malgré son académisme indéniable, comme toute bonne comédie française, le spectateur se retrouve plongé dans un univers hilarant qui repose sur des situations rocambolesques euphoriques, et accompagnées de gags irrésistibles. Résultat, on ne s'ennuie jamais même si le film ressemble à bien d'autres comédies françaises. On peut, en effet, repérer quelques similitudes entre L'antidote et le culte Dîner de cons. Ces ressemblances se constatent, d'une part, par le duo comique qui oppose deux personnages très différents, et d'autre part, par le ton, les situations délirantes ou quelques éléments qui rappellent ce fameux Dîner de cons comme, bien évidemment, notre regretté Jacques Villeret, et sa façon irrésistible d'interpréter les simplets. Par ailleurs, les personnages sont drôles et interprétés à la perfection par deux acteurs talentueux. Christian Clavier (Les Anges gardiens, Astérix et Obélix : mission Cléopâtre), qui commençait à devenir lassant, mais qui a étonné dans L'enquête Corse, continue ainsi sur sa remontée en incarnant avec sobriété et sans interprétation lourde et indigeste, un directeur surmené d'une firme internationale. Quant à Jacques Villeret, lui, reste fidèle à lui-même, c'est-à-dire remarquable dans son rôle de français moyen, rôle auquel il était cantonné tout au long de sa carrière. Si le film ne brille pas par son scénario qui est prétexte à former un duo comique, ce qui est fréquent dans le cinéma français, le film reste très divertissant et l'humour est constant, ce qui vous permet de passer un bon moment. Le duo Clavier/Villeret fonctionne à la perfection et offre des situations irrésistibles. On se retrouve, donc, face à une comédie bien française, très classique et dotée de gags, plus ou moins, vu maintes fois. Mais ces ingrédients fonctionnent toujours aussi bien et le spectateur est toujours aussi charmé. Le film se définit finalement en une phrase : Un résultat classique mais efficace! Alors que demander de plus?

Note film : 3/5

# Posté le dimanche 26 mars 2006 16:01

Modifié le dimanche 26 mars 2006 16:12

Une seconde fresque historique de Régis Wargnier...

Une seconde fresque historique de Régis Wargnier...
Man to man
de Régis Wargnier

Genre : Drame, Historique
Durée : 2h02
Sortie cinéma française : 13 avril 2005
Nationalité : Film français, britannique, allemand
Tous publics

En 1870, un anthropologue écossais ramène en Europe deux pygmées qui deviendront des bêtes de foire. Il va alors s'acharner à prouver que ces indigènes sont des hommes à part entière et non des animaux destinés à faire sensation dans les zoos.

En vingt ans de carrière, le cinéaste français Régis Wargnier n'a réalisé que sept films, et ceci traduit son ambition de signer des oeuvres pertinentes et pointilleuses, plutôt que de produire des films à la chaîne et dénué véritable intérêt. Si certains films du réalisateur ne sont pas parvenus à séduire le public, comme Une femme française, le talent du cinéaste a été amplement reconnu lors de la sortie du film Indochine qui a attiré plus de 3 200 000 spectateurs et qui a été récompensé de l'Oscar du meilleur film étranger en 1993.
Désormais considéré comme un grand cinéaste, Régis Wargnier est impatiemment attendu à chaque film, et même si le succès de Man to man, son dernier film sorti en 2005, ne s'est montré que modéré, il n'en témoigne pas moins des intentions admirables du cinéastes.

Man to Man marque le retour de Régis Wargnier à la réalisation d'une grande fresque historique, après Indochine qui lui avait garanti une renommée internationale. Comme tous les autres films du cinéaste, Man to man se compose d'une réelle profondeur et a le mérite de se caractériser comme un film très intéressant par son thème abordé, qui se révèle aussi prenant que poignant. Durant le film, les sentiments d'admiration, de dégoût, et d'émotion se font ressentir devant ce spectacle véridique retraçant l'histoire du 19ème siècle où naissait l'époque fondamentale de la recherche et des sciences. On est, en effet, tout d'abord, admiratif devant la beauté et la grandeur des décors naturels, qui sont d'ailleurs magnifiquement filmés et s'apparentent à un somptueux hommage à la nature. Mais, on est surtout dégoûté et ému devant le scénario bouleversant qui dénonce la sauvagerie humaine et le comportement atroce des hommes vis-à-vis des noirs Pygmées qui se servaient d'eux comme de véritables rats de laboratoire. Man to Man se compose donc d'un scénario très intéressant, passionnant et dont on sent nettement l'implication du réalisateur qui s'engage dans ce projet. D'autre part, la reconstitution historique est très bien réalisée et les décors sont aussi sublimes que éblouissants. On peut également apprécier la réalisation qui s'accompagne de prises de vue spectaculaires et amplement maîtrisées. En plus d'une histoire captivante et de décors somptueux, s'ajoutent encore d'excellents acteurs qui accentuent la crédibilité du film. Joseph Fiennes (Shakespeare in Love, Stalingrad) se révèle parfait dans la peau d'un scientifique très humain. Kristin Scott Thomas (Le patient anglais, Arsène Lupin) est fidèle à elle-même c'est-à-dire très convaincante et charismatique et le duo Cécile Bayiha/Lomama Boseki sont simplement époustouflants dans la peau des deux pygmées. Le tout s'accompagne d'une très belle musique composée par Patrick Doyle, à qui l'on doit la bande originale du célèbre Journal de Bridget Jones.ou de Harry Potter et la coupe de feu. Avec Man to man, preuve que l'on peut faire, encore aujourd'hui, des films aussi prenants que réussis sans effets spéciaux, ni surenchère d'action, mais simplement une histoire forte à partir d'un thème très intéressant. Une chose est sûr, il est impossible de rester indifférent à une telle oeuvre.

Note film : 4/5

# Posté le dimanche 26 mars 2006 05:09

Modifié le dimanche 26 mars 2006 11:02