La comédie française culte et indémodable!

La comédie française culte et indémodable!
Le Dîner de cons
de Francis Veber

Genre : Comédie
Durée : 1h20
Sortie cinéma française : 15 avril 1998
Nationalité : Film français
Tous publics

Tous les mercredis, Pierre Brochant et ses amis organisent un dîner où chacun doit amener un con. Celui qui a trouvé le plus spectaculaire est declaré vainqueur. Ce soir, Brochant exulte, il est sur d'avoir trouvé la perle rare, un con de classe mondiale: Francois Pignon, comptable au ministère des Finances et passionné de modèles réduits en allumettes. Ce qu'il ignore c'est que Pignon est passe maître dans l'art de déclencher des catastrophes.

Rares sont ceux qui ne connaissent pas ou n'ont jamais entendu le nom de Francis Veber. En effet, à l'origine des comédies les plus hilarantes du cinéma français telles que La chèvre, Les compères, Les Fugitifs, Le Jaguar, ou plus récemment Tais-toi !, la notoriété de ce cinéaste, qui a pratiquement réalisé un parcours sans faute avant les années 2000, repose sur sa capacité à signer des comédies particulièrement soignées et jubilatoires. C'est d'ailleurs pour cette raison que Francis Veber s'inscrit dans la lignée des réalisateurs nationaux incontournables parmi lesquels on retiend tous les prestigieux Claudes (Claude Berri, Claude Chabrol, Claude Lelouch, Claude Sautet), et d'autres tout aussi talentueux comme Philippe De Broca, Regis Wargnier, Jean Becker, Yves Robert, Patrice Leconte, Marcel Pagnol, Jean-Marie Poiré ou encore Cédric Klapisch.

Bien que reconnu comme un cinéaste au grand talent et à l'humour décapant, c'est en 1998 que ce dernier atteint l'apogée autant artistique que de reconnaissance puisque la comédie Le Dîner de cons est largement plébiscitée par l'ensemble de la presse et des spectateurs, de même qu'elle attire près de 10 millions de personnages dans les salles françaises et qu'elle s'exporte dans de nombreux pays étrangers. Tout a fait justifié, cet énorme succès est le fruit d'une comédie brillante et exaltante qui marque le point culminant de la carrière de Francis Veber parce qu'il faut bien avouer que Le Dîner de cons peut aisément être assimilé au meilleur film du cinéaste. Comme presque pour tous ses films, le réalisateur ne se contente de mettre en scène, mais il se présente également comme le scénariste. Adaptée d'une pièce de théâtre qu'il avait lui-même mis en scène quelques années avant la sortie de ce film, Veber signe ainsi une comédie remarquable à l'histoire désopilante et hilarante dont il est difficile de ne pas rire à l'euphorie durant presque la totalité de l'oeuvre. S'appuyant sur un scénario qui se ne se moque pas des "cons", ou du moins le fait de manière très douce et gentille, mais au contraire de la prétention qui inonde les classes aisées, cette comédie accumule, à un rythme effréné, les gags euphorisants et les situations rocambolesques complètement délirantes. De ce fait, il est impossible de s'ennuyer devant un enchaînement sans interruption de drôleries irrésistibles et de situations délirantes, d'autant plus que le réalisateur est parvenu à doté son film d'un humour euphorique, sans jamais tomber dans le piège d'installer un climat lourd et un de s'enliser dans un ton lourdingue et assommant. De plus, avec des catastrophes qui vont en crescendo, le spectateur demeure hilare durant tout le film et il ne peut pas décrocher de ce festival de bonne humeur et d'allégresse. Agrémenté, en outre, de certains personnages frénétiques et d'autres enthousiastes, et d'innombrables répliques délcieuses, drôles et à mourir de rires qui sont désormais cultes, Le Dîner de cons permet de passer un agréable moment. L'une des nombreuses qualités que l'on peut encore énumérer se situe au niveau du casting irréprochable qui réunit d'excellents interprètes tous impeccables et réjouissants. Avec de nombreuses mimiques délirantes, Thierry Lhermitte (Effroyables jardins, Les Bronzés 3 amis pour la vie) use de tout son réparti pour donner la réplique au regretté Jacques Villeret (Vipère au poing, Les Parrains) qui se montre irrésistible en François Pignon très simplet. Bien sûr, Le Dîner de cons baigne dans un académisme scrupuleusement conforme à la comédie classique autant pour sa mise en scène très théâtrale que pour son scénario qui ne brille pas par son originalité, mais l'oeuvre demeure un moment de pur plaisir et de bonheur assuré!

Note film : 5/5

# Posté le dimanche 02 avril 2006 18:21

Modifié le lundi 03 avril 2006 08:15

Septembre noir...

Septembre noir...
Vol 93
de Paul Greengrass

En 2001, une catastrophe venait foudroyer les Etats-Unis. En effet, alors que par une belle matinée de septembre 2001, les gens allaient travailler, comme à leurs habitudes, ce 11 septembre 2001 fût interrompu par des attaques terroristes. Ayant terrassé les symboles économiques de l'empire américain comme les Twin !towers, de même que l'un des symboles militaires, le souvenir de ce septembre noir fût gravé dans la mémoire des américains, en même temps que la perte de plus de trois millions de civils.

Voilà pour le petit et rapide rappel de ce qui s'est passé en septembre 2001.

Ce n'est que 5 ans après que l'on pourra voir des films retraçant ces évènements puisque deux films sont, actuellement, en cours de post-production et devraient sortir aux allentours de Septembre 2006.



Le premier projet intitulé World Trade Center est réalisé par Oliver Stone (Platoon, Alexandre) On peut donc espérer voir un film engagé et qui n'épargne pas l'implication ou plutôt la cause du gouvernement états-unien dans ces tragiques évènements.

Résumé : L'histoire vraie de deux policiers piégés dans les décombres du Wold Trade Center le jour des attentats du 11 septembre 2001.
Avec : Nicolas Cage, Maria bello et Maggie Gyllenhaal



Le second projet intitulé Vol 93, dont la sortie françaises, est prévue pour le 6 septembre 2006, est porté par Paul Greengrass à qui l'on doit notamment La mort dans la peau. Sans doute moins engagé, ce film demeure, au vu de la bande annonce, une oeuvre qui tente de retracer à la manière d'un documentaire les évènements qui ont eu lieu dans les appareils avant l'impact sur les tours.

Résumé : 11 septembre 2001. 4 avions sont détournés par des terroristes dans le but d'être crashés à New York et à Washington. 3 atteindrons leur cible, pas le vol 93.
En temps réel, les 90 minutes qui se sont écoulées entre le moment où l'appareil a été détourné et celui où il s'est écrasé après que ses passagers, mis au courant par téléphone portable des attaques contre le World Trade Center à New York, eurent décidé de se sacrifier pour éviter que l'appareil atteigne Washington.

Casting réunissant des acteurs inconnus.



# Posté le vendredi 31 mars 2006 18:15

Modifié le dimanche 02 avril 2006 08:12

Une comédie attachante, signée Richard Berry!

Une comédie attachante, signée Richard Berry!
Moi César, 10 ans 1/2, 1,39 m
de Richard Berry

Genre : Comédie
Durée : 1h31
Sortie cinéma française : 9 avril 2003
Nationalité : Film français
Tous publics

Dix ans et demi, 1m39, les parents, les disputes, les amis, le premier amour, la rivalité, l'école, l'autorité, ces quelques kilos en trop... Autant de choses qui font le petit monde de César. Timide, il parle peu mais pense énormément. Et forcément, comme ses parents ne prennent pas le temps de lui raconter la réalité, il l'imagine...

Reposant, avant tout, sur ses talents de comédiens, la renommée de Richard Berry s'est notamment façonnée grâce à ses personnages qu'il a pu interprété dans les comédies. Se retrouvant, très souvent, dans la peau de personnages sereins, mais désopilants, ce sont les prestations réjouissante effectuées dans Pédale douce ou dans le 15 août que l'on retient de l'acteur, outre ses brèves et exquises apparitions dans Tais-toi ! et La doublure.
Amplement plus méconnu pour sa disposition à la réalisation, Richard Berry demeure un metteur en scène qui a entamé sa carrière, en 2001, avec L'Art (délicat) de la séduction.

Avant d'enchaîner avec La boîte noire, son troisième long métrage, qui sortit dans les salles obcures, en novembre 2005, le cinéaste faisait une escale, en 2003, avec Moi César, 10 ans 1/2, 1,39 m, sa deuxième réalisation. Bien que la filmographie de Richard Berry ne se compose que de trois oeuvres, elle n'en conserve pas moins une grande richesse, puisque pour chacun de ses films, ce dernier a choisi d'aborder des genres radicalement différents. Ainsi, après avoir réalisé une romance décalée et avant d'avoir comblé son désir de mettre en scène un thriller psychologique, le cinéaste s'était attelé à la comédie "bon enfant" et à l'allure d'un conte. Sur la base d'un scénario, à la fois, simple et singulier, dans lequel Richard Berry s'est personnellement investi, Moi César, 10 ans 1/2, 1,39 m se présente comme une oeuvre dotée d'une remarquable originalité qui se démarque, en bien des points, des comédies habituelles. Ce sympathique petit film se dévoile ainsi à la manière d'une délicate chronique de la jeunesse pré-adolescente et décrit, avec une certaine justesse et beaucoup de finesse, le quotidien de cette période de la vie, très largement ponctuée par des angoisses et des interrogations sur la découverte du monde et de soi-même. C'est, de ce fait, avec une véritable tendresse et un humour décapant que Richard Berry propose au spectateur de suivre l'enfance, et en profite, par ce biais, pour aborder discrètement, mais incontestablement, de l'importance du cadre familial et de la souffrance engendrée par l'absence d'un parent. Sur cette note grave présentant la fragilité de la jeunesse, se greffe une touche de poésie et de rêve qui fait dévier cette comédie attachante dans un récit onirique semblable aux fables. Teinté d'ailleurs d'une ambiance chaleureuse, d'une fraîcheur incontestable et d'un charme rappelant celui que l'on ressentait à la vision du Fabuleux destin d'Amélie Poulain, il est difficile de ne pas se laisser agréablement transporter par ce film qui est imbibé d'un humour irrésistible et d'une réelle émotion transportée par trois jeunes acteurs épatants. Bien évidemment, Jules Sitruk (Monsieur Batignole, Vipère au poing) excelle dans son rôle principal déluré et touchant, mais ses deux jeunes partenaires, Joséphine Berry (La fille de Richard Berry) et Mabo Kouyaté se montrent tout aussi brillants en faisant appel à la même sensibilité que l'interprète principal et témoignent de l'habileté du cinéaste à diriger ses comédiens. La talent du réalisateur ne s'arrête pas là, puisque l'on peut remarquer à quel point la mise en scène se révèle très inventive et d'une grande ingéniosité. De même, Moi César, 10 ans 1/2, 1,39 m est remarquablement filmé et de nombreux angles débordant de dextérité garantissent l'immersion totale dans l'univers enivrant des enfants. En octroyant à son film, une certaine naïveté à l'image de l'innocence des enfants, et une ambiance chaleureuse et presque surréaliste, Richard Berry parvient à retranscrire, avec brio, le royaume de l'enfance et invite le spectateur à revivre, avec nostalgie, les souvenirs de la sienne.

Note film : 4/5

# Posté le jeudi 30 mars 2006 18:10

Modifié le vendredi 31 mars 2006 02:31

Gad Elmaleh, le nouveau Pignon...

Gad Elmaleh, le nouveau Pignon...
La Doublure
de Francis Veber

Genre : Comédie
Durée : 1h25
Sortie cinéma française : 29 mars 2006
Nationalité : Film français
Tous publics

Surpris par un paparazzi avec Eléna, sa maîtresse, un top model superbe, le milliardaire Pierre Levasseur tente d'éviter un divorce sanglant en inventant un mensonge invraisemblable. Il profite de la présence sur la photo, d'un passant, François Pignon, pour affirmer à sa femme qu'Eléna n'est pas avec lui, mais avec Pignon.
Pignon est voiturier. C'est un petit homme modeste. Levasseur, pour accréditer son mensonge, est obligé d'envoyer la trop belle Eléna vivre avec Pignon. Elena chez Pignon, c'est un oiseau de paradis dans un H.L.M. Et aussi une mine de situations.


Considéré comme l'un des cinéastes français le plus habile en matière de comédies euphoriques et jubilatoires, Francis Veber demeure immanquablement le réalisateur qui est parvenu à susciter le plus d'éclats de rires avec des oeuvres mémorables et irrésistibles dans la lignée de La Chèvre, Les Compères, Le Placard ou l'incontournable Dîner de cons qui restera longtemps dans les annales comme étant la comédies la plus délirante du cinéma français.
Pour le retour très attendu de ce cinéaste, à l'origine de certaines des comédies cultes du cinéma national, Francis Veber présente, avec fierté, La Doublure qui a bénéficié d'un budget conséquent de près de 26 millions d'euros, ce qui n'est pas négligeable pour une simple comédie, tournée dans le centre-ville de Paris, notamment lorsque l'on sait que les comédies habituelles du genre ne bénéficient pas d'un montant aussi élevé comme le prouvent les budgets de 5 millions, 6 millions, 8 millions, 11 millions et 14 millions d'euros qui ont été respectivement attribués aux films Le carton, Les Soeurs fâchées, L'ex femme de ma vie, Boudu et L'antidote.

Ces importantes dépenses accordées au nouveau film de Francis Veber s'expliquent, bien évidemment, par le statut du cinéaste qui garantit un succès assuré, à chaque nouvelle oeuvre, mais elles se justifient véritablement par le casting véritablement luxueux du film qui réunit une belle brochettes d'acteurs du cinéma français. Entre les acteurs montants du moment et très en vogue tels que Gad Elmaleh (Chouchou, Olé !), que l'on retrouve dans la peau du nouveau François Pignon, Alice Taglioni (Les Chevaliers du ciel, Le Cactus), qui se montre plus séduisante que jamais, ou Dany Boon (Pédale dure, Joyeux Noël) et des valeurs sûres du cinéma à commencer par Daniel Auteuil (36 Quai des Orfèvres, Caché), Kristin Scott Thomas (Arsène Lupin, Man to man), Richard Berry (15 août, Entre chiens et loups) et Virginie Ledoyen (La Plage, 8 femmes), le spectateur ne peut, dès lors, que se réjouir ardemment d'une si belle affiche qui rassemble de nombreux comédiens apparemment aussi diverses que talentueux. Malheureusement, ces réjouissances fondées sur des préjugés et sur une publicité exacerbée s'avèrent contestées à la vision du film. Soit très mal dirigés, soit par un manque manifeste de conviction, tous ces comédiens, d'ordinaire excellents à l'exception de quelques uns, ne se montrent guère persuasifs et s'enlisent dans des prestations bien fades et approximatives. On peut, tout d'abord, citer la limpidité de l'interprétation de Gad Elmaleh, qui après les excellentes performances euphorisantes de Jacques Villeret et Daniel Auteuil, reprend le personnage logiquement hilarant de François Pignon, sans réussir à lui donner de consistance, et avec un manque indéniable de prestance. Si la prestation médiocre de Gad Elmaleh ne fait que confirmer ce que l'on avait pu constaté dans Le choucou ou dans Olé!, à savoir que le comédien est assurément un comique de talent, mais un piètre acteur, la transparence de Dany Boon et de Virginie Ledoyen permet de ne pas s'attarder sur l'insuffisance de l'acteur principal. Heureusement, l'actrice britannique Kristin Scott Thomas use de son charisme habituel pour remonter le niveau de platitude des acteurs, où même Daniel Auteuil semble cabotiner et s'exercer à des numéros insupportables et caricaturaux de patrons capricieux. Face à ce désastreux exercice de style, La doublure se dévoile au spectateur à la lumière d'un scénario peu laborieux qui afflige tant les incrédibilités fusent et les incohérences foisonnent. Accablé de déception, il est difficile de ne pas s'interroger afin de savoir comment l'auteur du réjouissant Dîner de cons et de bien d'autres oeuvres remarquables, a pu signé une histoire d'un classicisme démesuré, où l'on ne repère ni originalité, ni créativité, mais seulement des éléments repris de par et d'autre. Visiblement en manque cruelle d'inspiration, Francis Veber a ainsi réalisé une comédie française très classique, tout à fait prévisible et qui n'épargne pas un côté poncif désagréable. Même l'humour ne parvient pas à se démarquer et semble bien conventionnel comparé aux situations rocambolesques et cocasses dont le réalisateur nous avait habitué. A la place de cet humour cinglant, on retrouve des gags, certes, amusants et plein de charme, mais on regrette amèrement de ne plus distinguer le ton déjanté et le grain de folie qui avaient fait des anciens films de Veber, des petits réussites. de même, one ne comprend pas pour quelle raison le cinéaste a décidé de rendre le personnage de Pignon moins bêta et moins nigaud, parce que, de ce fait, le film perd sensiblement de son comique de situation. Le réalisateur a préféré rendre son personnage plus attachant, ce qui ne fait malheureusement qu'insister sur le sentimentalisme du film. Toutefois, La Doublure ne se présente pas pour autant comme un mauvais film et il permet tout de même, au spectateur, de passer un moment très agréable et divertissant. On aurait juste souhaité que le résultat soit plus drôle, mais Francis Veber n'a pas omis d'apporter à son films des répliques véritablement jouissives et qui devraient rapidement devenir cultes.

Note film : 3/5

# Posté le mercredi 29 mars 2006 08:06

Modifié le mercredi 29 mars 2006 09:24

Votre film préféré avec Sharon Stone!

Votre film préféré avec Sharon Stone!
Sharon Stone (Née le 10 Mars 1958)


L'actrice

Issue d'une famille modeste, Sharon Stone connaît durant sa jeunesse une scolarité sans faute. A 17 ans, alors qu'elle se présente à un concours de beauté de sa région, un agent la remarque et l'engage aussitôt comme mannequin vedette auprès de la prestigieuse agence Ford. Après plusieurs spots publicitaires, elle fait une première et furtive apparition au cinéma en 1980 dans Stardust memories de Woody Allen. Pendant près de dix ans, elle enchaîne les petits rôles : jeune femme terrorisée par ses voisins dans La Ferme de la terreur (Wes Craven, 1981), épouse délaissée par son mari dans Divorce à Hollywood (1984), aventurière maladroite et bavarde dans Allan Quatermain et les mines du roi Salomon (face à Richard Chamberlain), officier de police légèrement vêtue dans Police academy 4 (1987) ou encore partenaire de charme pour Steven Seagal dans le film d'action Nico (1988).

C'est au début des années 90 que Sharon Stone voit sa carrière s'envoler. A cette époque, la comédienne fait une rencontre déterminante : Paul Verhoeven qui lui confie le rôle d'une tueuse face à Arnold Schwarzenegger dans le futuriste Total recall (1990), puis celui de l'énigmatique romancière bisexuelle Catherine Tramell dans le sulfureux Basic instinct (1992). L'année suivante, elle conforte son image de sex-symbol d'Hollywood en dévoilant à nouveau ses charmes dans les thrillers Sliver (1993) et L'Expert (1994). Au faîte de sa carrière avec une nomination à l'Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Casino (1996), elle alterne les genres avec l'idée de s'éloigner du personnage de femme fatale qui l'a fait connaître du grand public, mais le succès n'est pas toujours au rendez-vous comme en témoignent les échecs successifs du western Mort ou vif (1995), des remakes Diabolique (1996) et Gloria (1998) et du film fantastique Sphere (1998).

Obligée de revoir ses cachets à la baisse, Sharon Stone se tourne vers des oeuvres plus intimistes comme Les Puissants (1998), La Muse (1999) ou encore Une blonde en cavale (2000), où elle incarne une ancienne strip-teaseuse reconvertie dans l'escroquerie. Se remettant d'une grave hémorragie cérébrale, la belle se voit proposer le statut de membre du Jury au 55e Festival de Cannes en 2002. Les studios hollywoodiens font de nouveau appel à ses services : elle campe tour à tour l'épouse de Dennis Quaid dans le thriller La Gorge du diable (2003), l'ennemie jurée de Catwoman (2004) ou encore l'une des nombreuses conquêtes de Bill Murray dans Broken flowers (2005) de Jim Jarmusch. Mais c'est en 2006, avec la suite tant fantasmée de Basic instinct, que Sharon Stone, qui n'a rien perdu de ses courbes, tente de reconquérir ses galons de star.


Filmographie sélective

2006 - Alpha Dog de Nick Cassavetes
2006 - Basic Instinct 2 de Michael Caton-jones
2005 - Broken Flowers de Jim Jarmusch
2004 - Secrets D'état de Mareck Kanievska
2004 - Cold Creek Manor de Mike Figgis
2004 - Catwoman de Pitof
2000 - Une Blonde En Cavale de Stephen Metcalfe
2000 - Morceaux Choisis de Alfonso Arau
1999 - Gloria de Sidney Lumet
1999 - La Muse de Albert Brooks
1999 - Simpatico de Matthew Warchus
1998 - Les Puissants de Peter Chelsom
1998 - Sphere de Barry Levinson
1997 - Nico de Andrew Davis
1996 - The Celluloid Closet de Robert Epstein et de Jeffrey Friedman
1996 - Diabolique de Jeremiah Chechik
1996 - Dernière danse de Bruce Beresford
1995 - Mort Ou Vif de Sam Raimi
1995 - Casino de Martin Scorsese
1994 - Intersection de Mark Rydell
1994 - L'Expert de Luis Llosa
1993 - Sliver de Phillip Noyce
1992 - Where Sleeping Dogs Lie de Charles Finch
1992 - Basic Instinct de Paul Verhoeven
1991 - L'Annee De Plomb de John Frankenheimer
1991 - He Said She Said de Ken Kwapis
1991 - Hitman de Roy London
1990 - Total Recall de Paul Verhoeven
1989 - Beyond The Stars de David Saperstein
1987 - Cold Steel de Dorothy Ann Puzo
1987 - Allan Quatermain Et La Cite De L'Or Perdu de Gary Nelson
1987 - Police Academy 4 de Jim Drake
1985 - Allan Quatermain Et Les Mines Du Roi Salomon de J. Lee Thompson
1984 - Divorce A Hollywood de Charles Shryer
1981 - La Ferme De La Terreur de Wes Craven
1981 - Les Uns Et Les Autres de Claude Lelouch
1980 - Stardust Memories de Woody Allen


Mon avis

Sharon Stone est indéniablement une grande actrice américaine, où plutôt une grande "star" qui interpelle le spectateur grâce à sa prestance, son charisme et son charme sulfureux. Il semble évident qu'ayant joué sous la direction de grands et talentueux cinéastes (Woody Allen, Sam Raimi, Martin Scorsese, Barry Levinson, Jim Jarmusch), la belle s'est concontée une filmographie composée d'oeuvres très réussies, même si l'on peut repérer de nombreux films films bien médiocres. Sharon Stone est assurément une actrice qui ne laisse pas indifférent et qui a beaucoup de talent. Je précise que je n'apprécie que très peu l'actrice.

Quel est le film que vous préférez avec l'actrice Sharon Stone?

# Posté le mardi 28 mars 2006 07:34

Modifié le jeudi 30 mars 2006 13:53