Du déjà vu, mais de l'efficace!

Du déjà vu, mais de l'efficace!
Firewall
de Richard Loncraine

Genre : Thriller
Durée : 1h44
Sortie cinéma française : 5 avril 2006
Nationalité : Film américain
Tous publics

Jack Stanfield est l'un des meilleurs experts en sécurité informatique des Etats-Unis. Cadre supérieur d'une grande banque de Seattle, il a mis au point un "pare-feu" ultrasophistiqué, qu'aucun hacker n'a jamais réussi à pénétrer.
Depuis plusieurs mois, sa famille est espionnée à son insu par un chef de bande aussi ingénieux que déterminé. L'homme qui se fait appeler Bill Cox connaît tout de Jack, sa femme Beth et leurs deux enfants. Et il est maintenant prêt à récolter le fruit de son labeur.
A la tête de six hommes armés, le gangster force la porte des Stanfield et prend en otages Beth et les enfants. Pour sauver sa famille d'une mort certaine, Jack va devoir neutraliser son propre firewall, détourner 100 millions de dollars et les virer avant 24 heures sur le compte off-shore de Cox...


A l'heure actuelle où le cinéma hollywoodien multiplie les oeuvres politiques et engagées (Lord of war, Munich) et tente d'insuffler au spectateur des valeurs moins traditionnelles et moins rigides pour laisser place à des supports bien plus ouverts culturellement et bien moins stéréotypés (Mulholland drive, Le secret de Brokeback Mountain), certains producteurs privilégient encore les réalisations plus classiques qui n'ont aucun autre intérêt que de se révéler comme un divertissement ni plus, ni moins.

C'est dans cette lignée de films conventionnels que s'inscrit Firewall, qui est signé Richard Loncraine, à qui l'on doit notamment la comédie sympathique La plus belle victoire. A l'image de son précédent film, Richard Loncraine a réalisé une oeuvre dénuée d'originalité et qui ne contient aucune profondeur, de même qu'il ne s'apparente nullement à une novation cinématographique. Mais, le cinéaste n'en a pas la prétention et se satisfait de proposer au spectateur un thriller qui semble incontestablement désuet, mais qui n'en demeure pas moins efficace. En effet, le scénario se montre très prévisible et il n'est guère difficile de deviner la tournure de certains évènements et surtout de supposer très justement le dénouement de cette histoire emprunte d'une pesante impression de déjà vu. Il est vrai que cette histoire qui allie un braquage de banque à une de prise d'otage rappelle indéniablement bons nombres de thrillers du genre et il y en a tant qu'il est inutile de les énumérer. Ajouté à cette trame éculée qui manque clairement d'audace, on peut encore repérer d'innombrables défauts comme des personnages à la limite du supportable étant donné qu'ils représentent, chacun d'entre eux, un stéréotype exorbitant et qu'ils sont dotés de personnalités très creuses. On retrouve ainsi le merveilleux modèle de la famille américaine directement issu du rêve américain avec une femme, un mari, ses deux enfants - Bien évidemment une fille et un garçon - et son chien, tout ceux-là installés dans une belle maison au bord de l'océan. Bien sûr, face à cet énorme cliché, "le clan des méchants" en regroupe tout autant avec une forte impression de manichéisme, à commencer par le grand caïd véreux et abominable qui n'accorde aucune importance à l'humanité, et par ses disciples à l'intelligence aussi développée que dans les premiers jeux vidéo utilisant maladroitement l'intelligence artificielle. Il est donc impossible de passer outre ces aspects regrettables, c'est certain. Et pourtant, à partir du second quart d'heure et jusqu'à la fin, le spectateur est tenu intensément en haleine et son état de stresse ne fait que s'amplifier au fur et à mesure du déroulement grâce à des rebondissements aussi nombreux que variés et à une rythme soutenu qui permet au film d'éviter d'ennuyer le spectateur. Firewall se dévoile effectivement comme un thriller qui manque cruellement d'originalité et qui paraît bien dénué d'intérêt comparé à toutes les oeuvres engagés qui sortent de nos jours. Néanmoins, force est de constater que au vu du suspense qui est à son comble durant près de deux heures, du résultat est riche en péripéties et de la prestation convaincante et charismatique d'Harrison Ford (Star Wars, Indiana Jones) face à un Paul Bettany (Dogville, La plus belle victoire) en manque d'inspiration, ce film reste un divertissement efficace qui a de quoi assouvir le besoin d'adrénaline de certains et qui parvient à accrocher le spectateur. On regrette toutefois finalement une mise en scène très académique et une réalisation légèrement fade.

Note film : 3/5

# Posté le lundi 10 avril 2006 02:37

Modifié le lundi 10 avril 2006 09:42

Le retour irrésistible de Scrat l'écureuil!!

Le retour irrésistible de Scrat l'écureuil!!
L'Age de glace 2
de Carlos Saldanha

Genre : Animation
Durée : 1h26
Sortie cinéma française : 5 avril 2006
Nationalité : Film américain
Tous publics

Pour Manny le mammouth, Sid le paresseux et Diego le tigre à dents de sabre, la vie est beaucoup plus douce depuis que les glaces fondent et que la température remonte. Mais les problèmes ne sont pas terminés pour autant !
Manny rêve de fonder une famille, mais la toute dernière femelle de son espèce, Ellie, se prend pour un opossum... Plus grave encore, un immense barrage de glace qui retient l'océan est sur le point de se rompre sous l'effet du réchauffement et menace d'engloutir leur petit coin de paradis. Leur seule chance de survie se trouve à l'autre bout de la vallée...
Voilà nos trois héros, accompagnés d'Ellie et de ses deux insupportables frères, Crash et Eddie - de vrais opossums, eux ! - lancés dans un périlleux voyage vers la vie...


Quatre années après avoir découvert les désopilantes aventures des animaux qui régnaient à l'ère de glace, les producteurs ont décidé de prolonger le plaisir du spectateur avec une suite, tout simplement, intitulée L'âge de glace 2.
En effet, avec plus de 176 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis et un succès mondial phénoménal, dont plus de 3 millions d'entrées en France, il était plus qu'évident qu'une suite voit rapidement le jour, sachant que les 60 millions de dollars de budget accordés à ce film d'animation avaient largement été remboursés.

Mais que l'on ne se fasse aucune frayeur, cette suite réalisée par Carlos Saldanha et sans la participation de Chris Wedge, qui se contente, ici, du rôle de producteur exécutif, est tout à fait à la hauteur du premier volet et le surpasse même. Se présentant comme le meilleur film d'animation de ce début d'année 2006, L'Age de glace 2 est incontestablement un film très réussi, rythmé et dopé à l'humour décapant. L'un des principaux reproches que l'on pourrait émettre concernant ce dessin animé se situe au niveau de son scénario qui semble un peu léger, manque de un tantinet de consistance et rappelle bien d'autres films d'animation dans son déroulement comme Le Petit dinosaure et la vallée des merveilles. Toutefois, l'histoire n'en demeure pas moins passionnante du début à la fin et ce petit détail scénaristique ne porte pas défaut au film tant on s'amuse de bout en bout. Grâce à un humour aux multiples facettes qui passe du ton de l'humour bon enfant, à celui du second degré ou de l'humour noir à celui du burlesque, petits et grands trouvent leur compte et se plient de rires sans interruption. De plus, avec ses diverses références et ses innombrables clins d'oeils qui séduisent assurément les adultes et qui attribuent à L'Age de glace 2 un aspect parodique jubilatoire, de même que l'on retrouve un côté plus osé à la limite du salace, ce dessin animé procure une réelle euphorie et un puissant sentiment de bonheur. Cet humour est bien évidemment véhiculé par des situations délirantes, originales et pleines d'entrain qui parviennent à donner un rythme soutenu à L'âge de glace 2, sans jamais l'ennuyer, ni l'insupporter avec un des exagérations ou un caractère lourd. Outre son comique de situation brillant et efficace, c'est grâce aux personnages toujours aussi délirants et euphorisants du premier épisode que l'on est hilare durant tout le film et maintenu dans un état de bonne humeur accentué. Bien sûr, la star du film qui ne fait que quelques brèves apparitions demeure Scrat l'écureuil, qui se trouve dans des situations encore plus tordantes que la première fois. Les autres protagonistes sont toujours aussi sympathiques et suscitent, une fois encore, beaucoup de fous rire, notamment grâce à Sid, dont on peut applaudir la performance vocale de Elie Semoun. De nouveaux personnages tout aussi drôles et amusants permettent d'apporter une touche de fraîcheur et de nouveauté à ce film d'animation. Visuellement sublime, L'Age de glace 2 en met plein la vue au spectateur, et si les graphismes numériques restent grossiers et simplistes, à l'image du premier, cette suite gagne en fluidité et en magnificence, notamment grâce à son univers majestueux et très coloré. L'Age de glace 2 se présente donc comme un moment de pur bonheur, pimenté par un humour ravageur et des personnages déjantés et attachants, qui permet de passer un bon moment en famille ou entre amis.

Note film : 5/5

# Posté le jeudi 06 avril 2006 08:50

Modifié le jeudi 06 avril 2006 10:27

Et un policier de plus pour Bruce Willis...

Et un policier de plus pour Bruce Willis...
16 blocs
de Richard Donner

Genre : Policier
Durée : 1h41
Sortie cinéma française : 5 avril 2006
Nationalité : Film américain
Tous publics

Tout ce qu'il voulait, c'était rentrer chez lui et prendre un verre tranquille, mais juste à la fin de son service, l'inspecteur Jack Mosley se voit confier une petite mission. Il doit escorter Eddie Bunker jusqu'au palais de justice, où deux heures plus tard, celui-ci témoignera à charge dans une affaire de meurtre.
Le trajet devait prendre à peine dix minutes, le temps de remonter les seize pâtés de maisons, mais tout va déraper...


C'est grâce à ses rôles de filcs musclés et cascadeurs, que l'on a pu voir notamment dans la trilogie Die Hard, dans Le Dernier samaritain ou dans Piège en eaux troubles, que l'acteur américain Bruce Willis s'est fait connaître de par le monde. La notoriété de l'acteur s'est d'ailleurs confirmée, dans les années 1990, en s'affichant dans des films d'action tout aussi survoltés et spectaculaires tels que Le Cinquième élément ou Armageddon. Il aura fallu attendre les années 2000 pour que l'acteur change son image de flic ou de héros et se reconvertisse dans un cinéma plus calme tel que le drame fantastique et psychologique (Sixième Sens, Incassable) ou la comédie (Mon voisin le tueur, Sale môme).

Parvenu ainsi à surprendre, de même qu'à réorienter radicalement sa carrière dans les années 2000, il n'aura pas fallu attendre bien longtemps pour que Bruce Willis retourne aux sources de sa carrière et de son genre de prédilection, à savoir les films d'action où il peut jouer les héros, puisqu'on le retrouvait, en 2004, à l'affiche du film très américain Les larmes du soleil, suivi de près par Otage qui marquait le grand retour de l'acteur dans un rôle de flic héroïque attaché aux valeurs américaines. Il n'est donc pas surprenant de retrouver Bruce Willis, une fois de plus, dans un rôle de flic sachant que le carrière du comédien semble définitivement marquée par le regain du film d'action bien musclé dans la filmographie de l'acteur, d'autant plus qu'il produit en partie, lui-même, toutes ces oeuvres à sensations fortes, via la maison de production Cheyenne Enterprises. Autant le dire de suite, même si Otage avait surpris par ses diverses qualités, 16 blocs ne semble pas aussi travaillé et s'apparente plutôt à un énième policier où l'action prédomine et où les neurones ne sont pas véritablement nécessaires. Sans se soucier réellement du scénario, Richard Donner privilégie l'adrénaline par le biais d'une course poursuite effréné et au suspense haletant qui empiète sur toute la durée du film. De ce fait, la tension est suffisamment présente pour tenir le spectateur en haleine jusqu'à la fin, et la course contre la montre, ponctuée de cascades et de quelques sursauts, garantit au spectateur un moment efficace pour se divertir et ne pas s'ennuyer. Néanmoins, largement mise de côté, l'intrigue paraît bien faible et on ne peut que ressentir un sentiment de déjà vu face à un scénario éculé et totalement prévisible. A la manière d'un vulgaire policier, 16 blocs se déroule sans surprise et n'évite ni les clichés du genre, ni les personnages caricaturaux et stéréotypés (flics ripoux très méchant, flic dépressif et alcoolo). Il est également agaçant de retrouver le discours moralisateur habituel, de même que l'esprit manichéen propre au cinéma hollywoodien. Si le personnage interprété par Bruce Willis doit paraître aigri et fatigué, c'est plutôt la prestation de ce dernier qui semble insipide et manquer de vitalité. Mos Def (Braquage à l'italienne, H2G2) ne s'en sort pas trop mal et tente, comme il peut, d'intéresser plus que son personnage caricatural aux rêves absurdes et à l'humour indigeste. Richard Donner, que l'on avait connu plus inspiré notamment pour L'arme fatale ou Maverick, signe une réalisation plutôt plate, visuellement bâclée et à la mise en scène qui souffre de l'absence de dynamisme, mais dont la photographie aux couleurs grises et estompées plongent le spectateur dans un climat inquiétant.

Note film : 3/5

# Posté le mercredi 05 avril 2006 12:39

Modifié le mercredi 05 avril 2006 16:53

Et si Johnny Hallyday n'avait jamais existé?

Et si Johnny Hallyday n'avait jamais existé?
Jean-Philippe
de Laurent Tuel

Genre : Comédie
Durée : 1h30
Sortie cinéma française : 5 avril 2006
Nationalité : Film français
Tous publics

Fabrice, cadre moyen, est un fan absolu de Johnny Hallyday, peut-être même le plus grand... Mais un jour, il se réveille dans une réalité différente, un monde parallèle où Johnny n'existe pas.
Perdu, orphelin, il se met alors à la recherche de Jean-Philippe Smet, pour savoir ce qu'il est devenu dans cette autre dimension, et lorsqu'il le retrouve enfin, c'est pour découvrir un patron de bowling, un type comme les autres qui n'est jamais devenu une star.
Fabrice n'a plus qu'un seul but : ressusciter son idole, réveiller le "Johnny" qui sommeille en Jean-Philippe.
Mais Jean-Philippe peut-il devenir en quelques mois ce que Johnny Hallyday a mis des années à construire ?
Les deux compères ont 40 ans de "Johnny" à rattraper !
A travers l'aventure de ce pari impossible, une amitié extraordinaire va naître entre les deux hommes...


Alors que le cinéma hollywoodien multiplie les biopics (biographies cinématographiques), dont la majorité sont réalisées en l'honneur des stars de la chanson outre atlantique - On se souvient de 8 miles, Ray, Walk the line ou plus récemment Réussir ou mourir - le cinéma français se consacre également à produire des oeuvres qui rendent hommage aux chanteurs nationaux, mais de façon plus originale et moins cloisonnée par l'académisme de la biographie traditionnelle portée à l'écran.
Ainsi, après un sympathique hommage fait à Claude François, en 2004, qui mettait tout le talent de Benoït Poelvoorde en valeur, dans la comédie Podium, c'est la grande star du rock français Johnny Hallyday qui se voit le privilège de participer à une oeuvre faisant amplement l'éloge de cette figure incontournable de la chanson nationale.

En faisant preuve d'une imagination débordante et d'une ingéniosité remarquable, Laurent Tuel signe une comédie aux nombreuses facettes qui a tout pour séduire le spectateur. Que se soit le scénario de Christophe Turpin qui se révèle brillamment rédigé et qui allie à la perfection et avec crédibilité la comédie à la fiction, ou que se soit le ton à la fois emprunt d'une nostalgie et d'une dimension surréaliste, Jean-Philippe apparaît comme un sympathique petit film à l'histoire créative et témoignant d'une grande originalité. En effet, se dévoilant comme une comédie aux allures de film fantastique, Jean-Philippe parvient à effectuer un bel hommage à Johnny Hallyday sur le ton de l'humour et de la tendresse, tout en y incluant une dose de fantaisie et d'irrationnel pour apporter une touche novatrice à la comédie française et se démarquer des banales histoires relatant, de manière conventionnelle, la carrière d'un chanteur ou d'une célébrité. Au contraire, sans le moindre conformisme, cette comédie permet à la fois d'en apprendre beaucoup sur le rockeur, de quoi alimenter l'intérêt de certains, tout en maintenant un récit divertissant, captivant et rythmé. Outre sa continuelle cohérence qui ne faillit jamais au vu des éléments issus de la fiction, Jean-Philippe repose sur une histoire sympathique, drôle et pleine d'entrain qui n'ennuie jamais et réussit d'ailleurs à susciter aussi bien la bonne humeur et le rire que les émotions. De plus, brillamment mené par Laurent Tuel, on ne peut que féliciter ce dernier d'accentuer le plaisir que l'on peut éprouver devant le film grâce à un côté visuel particulièrement bien maîtrisé qui passe par une mie en scène énergique et fantaisiste, mais dont l'immersion totale est empêchée par un cadrage parfois approximatif. D'autre part, le film permet au spectateur de repérer de nombreux clins d'oeil aussi bien sur la vie du chanteur que sur le cinéma en général et l'apparition furtive de Benoît Poelvoorde (Podium, Entre ses mains) semble apporter une note d'humour supplémentaire, de même qu'une fraîcheur incontestable. Finalement, brillamment interprété par un Fabrice Luchini (Le Coût de la vie, Confidences trop intimes) survitaminé et désopilant qui se dévoile comme la source de nombreux sourires, celui-ci forme un duo touchant et attachant avec un Johnny Hallyday inégal dans sa prestation, mais qui reste toutefois amplement remarquable et imbibée d'une émotion sincère. Laurent Tuel a donc signé un joli petit film qui se présente comme un divertissement plaisant, tendre et agréable, aussi réussi pour sa fin inattendue, à l'inverse de son déroulement un tantinet prévisible, qu'envoûtant grâce à une musique bien évidemment très inspirée de la discographie de Johnny Hallyday.

Note film : 4/5

# Posté le mercredi 05 avril 2006 11:19

Modifié le jeudi 06 avril 2006 12:35

Votre film préféré avec Bruce Willis!

Votre film préféré avec Bruce Willis!
Bruce Willis (Né le 19 Mars 1955)


L'acteur

Né dans une garnison allemande, Bruce Willis passe son enfance dans le New Jersey. Au Collège d'Etat de Montclair, il s'adonne à la musique, joue de l'harmonica et suit les cours de la section théâtrale. À partir de 1977, il se produit sur les scènes new-yorkaises tout en gagnant sa vie comme barman et comme figurant (Le Verdict, 1982).

C'est grâce au feuilleton Clair de Lune (1985-1989) qu'il parvient à une notoriété immédiate (il est lauréat pour cette série d'un Emmy Award et d'un Golden Globe) et qu'il acquiert, aux côtés de Kim Basinger, un premier grand rôle au cinéma, dans Boire et déboires (1987) de Blake Edwards. La même année, il trouve son rôle le plus célèbre, celui de John McClane, le policier tenace de Piège de cristal, un personnage auquel il redonnera ses traits dans deux autres épisodes : 58 minutes pour vivre (1990) de Renny Harlin et Une journée en enfer (1995) de John McTiernan. Son salaire avoisine désormais les quinze millions de dollars, ce qui ne l'empêche pas de jouer dans des oeuvres plus intimistes comme Un héros comme tant d'autres (1989) de Norman Jewison.

Mais le succès ne dure qu'un temps, et au début des années 90, Bruce Willis accumule les échecs commerciaux : Le Bûcher des vanités (1991), Hudson Hawk, gentleman cambrioleur, La Mort vous va si bien (1992) ou encore Piège en eaux troubles (1993). Au creux de la vague, l'acteur doit son salut à Quentin Tarantino qui lui offre un de ses plus beaux rôles, celui du boxeur Butch, dans le cultissime Pulp fiction (Palme d'Or 1994). Presque malgré lui, il se fait bientôt étiqueter "sauveur de l'Humanité" en s'illustrant dans trois grosses productions où il a le destin de notre planète entre ses mains : L'Armée des 12 singes (1996), Le Cinquième élément (1997), et Armageddon (1998). Ces succès compensent largement quelques-unes de ses prestations qui n'ont pas remporté les faveurs du public, comme Breakfast of champions (1999).

Las de son image d'action man, Bruce Willis s'engage dans la voie du thriller surnaturel en tournant à deux reprises sous la direction de M. Night Shyamalan . Pour lui, l'acteur endosse le costume d'un fantômatique psychanalyste (Sixième sens, 1999), avant de revêtir la panoplie d'un super-héros en pleine crise d'identité (Incassable, 2000). Après quelques comédies légères (Une vie à deux, Mon voisin le tueur, Bandits), il s'illustre dans un registre plus "guerrier" : officier américain dans un camp de prisonniers allemand pour les besoins de Mission évasion (2002), il est à la tête d'un commando secret dans Les Larmes du soleil (2003).

Bruce Willis s'implique également dans la production avec l'envie d'apporter une dimension dramatique à ses rôles. Se tournant à nouveau vers l'action, il accorde pleinement sa confiance à trois spécialistes du genre : Florent Siri qui l'imagine en négociateur dans Otage (2005), Robert Rodriguez qui l'invite à peupler son très sombre Sin City, et Richard Donner qui en fait un flic en cavale dans 16 blocs (2006).


Filmographie sélective

2007 - Die Hard 4.0
2006 - Lucky Number Slevin de Paul Mcguigan
2006 - 16 Blocs de Richard Donner
2006 - Alpha Dog de Nick Cassavetes
2005 - Sin City de Robert Rodriguez, Frank Miller et Quentin Tarentino
2005 - Otage de Florent Emilio Siri
2004 - Mon Voisin Le Tueur 2 de Howard Deutch
2002 - Les Larmes Du Soleil de Antoine Fuqua
2002 - Bandits de Barry Levinson
2002 - Mission Evasion de Gregory Hoblit
2001 - Sale Mome de Jon Turtelaub
2000 - Incassable de M. Night Shyamalan
1999 - Code Mercury de Harold Becker
1999 - Sixieme Sens de M. Night Shyamalan
1999 - Breakfast Of Champions de Alan Rudolph
1999 - Une Vie A Deux de Rob Reiner
1999 - Mon Voisin Le Tueur de Jonathan Lynn
1998 - Couvre-feu de Edward Zwick
1997 - Armageddon de Michael Bay
1997 - Le Chacal de Michael Caton-jones
1997 - Le Cinquieme Element de Luc Besson
1996 - Le Dernier Recours de Walter Hill
1995 - Four Rooms de Robert Rodriguez
1995 - Une Journee En Enfer de John Mctiernan
1995 - L'Armee Des 12 Singes de Terry Gilliam
1994 - North de Rob Reiner
1994 - Un Homme Presque Parfait de Robert Benton
1994 - Pulp Fiction de Quentin Tarantino
1994 - Color Of Night de Richard Rush
1993 - Alarme Fatale de Gene Quintano
1993 - Piege En Eaux Troubles de Rowdy Herrington
1992 - The Player de Robert Altman
1992 - La Mort Vous Va Si Bien de Robert Zemeckis
1991 - Billy Bathgate de Robert Benton
1991 - Hudson Hawk de Michael Lehmann
1991 - Le Dernier Samaritain de Tony Scott
1991 - Pensees Mortelles de Alan Rudolph
1990 - Allô Maman, C'est Encore Moi de Amy Heckerling
1990 - 58 Minutes Pour Vivre de Renny Harlin
1990 - Le Bucher Des Vanites de Brian De Palma
1989 - Un Héros Comme Tant D'autres de Norman Jewison
1989 - Allo Maman Ici Bebe de Amy Heckerling
1988 - Meurtre A Hollywood de Blake Edwards
1988 - Piege De Cristal de John Mctiernan
1987 - Boire Et Deboires de Blake Edwards


Mon avis

Il est certain, Bruce Willis est un très bon acteur qui use de son charisme pour crever littéralement l'écran! Et même si on a, très souvent, retrouvé l'acteur dans des films d'action bien bourrins où il pouvait casser la baraque (58 minutes pour vivre, Le Dernier samaritain), il est pourtant parvenu à réorienter à plusieurs reprises sa carrière pour que l'on ne se lasse pas de lui et qu'il puisse autant diversifier ses personnages que montrer toute l'ampleur de son talent. C'est ainsi que Bruce Willis s'est composé une filmographie ahurissante, variée, et pourvue de nombreux films brillants et remarquables comme L'Armée des 12 singes ou Incassable, excepté quelques erreurs de parcours et quelques mauvais choix. Mais c'est à l'ère du nouveau siècle, en 2000, que Bruce Willis a littéralement étonné et impressionné le spectateur en interprétant avec sobriété et émotion un psychologue dépassé par les évènements dans Sixième Sens. Ce film représente d'ailleurs celui qui m'a le plus marqué et que je préfère de toute la carrière de l'acteur!

Et vous, quel est votre film préféré avec l'acteur Bruce Willis?

# Posté le mardi 04 avril 2006 01:07

Modifié le mardi 04 avril 2006 17:43